Le marché du CBD va bien (ou pourquoi les risques sont minimes)

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Comme souvent avec les nouveaux produits, le marché du CBD a pu exploser grâce à nos collègues outre-Atlantique. Ainsi, depuis l’adoption de la farm bill (la politique agricole des États-Unis) en 2018 et sa légalisation de la production de chanvre, les produits au CBD se multiplient et un public de plus en plus large s’y intéresse. Le phénomène n’a fait que s’accélérer avec la légalisation totale du cannabis au Canada en octobre 2018, faisant des deux pays les poids lourds du marché. Le marché du CBD se porte donc bien, mais pas seulement en Amérique du Nord. La France, malgré quelques complications légales, connait elle aussi un développement aux résultats plus qu’intéressants.

La morale de cette histoire ? Les indicateurs sont au vert et les entrepreneurs français ont tout intérêt à s’intéresser à la vente de CBD dès à présent s’ils veulent profiter de leur part du gâteau. Voici pourquoi.

Un marché lucratif à l’international, mais aussi en France

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Le marché du CBD est en pleine expansion, y compris en France où les autorités freinent pour l’instant son développement

Le marché du CBD va bien. Et il devrait aller de mieux en mieux. Tant et si bien que le poids de la filière CBD à l’international devrait atteindre 17,3 milliards de dollars en 2026. À titre comparatif, c’est près de trois fois le poids de la filière du coton, estimée à 5,59 milliards de dollars à l’horizon 2025. Coton qui, rappelons-le, est omniprésent dans l’industrie du vêtement, l’une des plus rentables au monde.

Si la France est encore à la traîne par rapport à l’Amérique du Nord, elle se creuse petit à petit une place de choix en Europe. Ainsi, les experts de la filière chanvre estiment qu’un milliard de dollars pourraient être attribués à notre seul pays et certains évoquent même 1,5 milliard de dollars. Pour cela, il faudra pourtant que le Gouvernement se décide à éclaircir la situation et, par la même occasion, apporte un peu de support à la filière.

Pour l’instant, on compte déjà 400 à 500 boutiques réparties dans tout l’hexagone. Beaucoup sont uniquement présentes en ligne pour des raisons pratiques, mais le pays connait une augmentation progressive des boutiques physiques.

Un risque légal minime

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L’éclaircissement progressif du cadre légal en France fait que de plus en plus d’entrepreneurs se lancent dans l’aventure CBD

L’actualité sur la légalité du CBD en 2021 en France est plutôt clémente. Pour rappel, les années 2018 à 2020 ont été relativement houleuses avec une législation peu claire qui ne mentionnait jamais clairement le CBD… et avait donc tendance à renforcer l’amalgame entre cannabis légal et marijuana. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, ou plutôt quelques affaires phares ont permis de forcer la justice à se prononcer, avec des décisions qui pourraient bien faire jurisprudence à l’avenir. C’est notamment le cas de l’affaire dite Kanavape. Spécialisée dans la commercialisation d’e-liquides au CBD, l’entreprise a rapidement été trainée en justice, notamment pour « pratique illégale de la pharmacie » (l’accusation pour trafic de stupéfiant étant difficilement recevable et donc écartée). D’abord condamnés à de la prison avec sursis et des amendes (10.000€ chacun et 5.000€ conjoints), les deux co-créateurs de la marque ont pourtant été blanchis par le droit européen puisque, selon la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), la France ne peut interdire la vente de produits autorisés par l’UE.

Depuis, le cadre légal s’éclaircit de plus en plus avec au moins une certitude à ce jour : le CBD est légal. Le doute subsiste encore et toujours sur les fleurs et les feuilles, toujours interdites en France même si elles sont autorisées à l’échelle de l’Union européenne. Ce n’est cependant qu’une question de temps et de nombreux autres produits au CBD continuent de très bien se vendre en toute légalité. Le risque pour les entrepreneurs est donc minime et ne cesse de se réduire.

Des partenaires financiers parfois frileux mais existants

plant de cannabis légal en pleine croissance min
La plus grosse difficulté reste de faire comprendre aux partenaires financiers que CBD et cannabis sont deux choses différentes. Cela est heureusement de plus en plus facile.

Deux cas de figure se présentent lorsque l’on souhaite vendre du CBD : soit on est capable de s’autofinancer et il s’agit là de la situation idéale, soit il faut défendre son projet auprès de banques et d’investisseurs afin de combler son besoin de financement extérieur. S’il y a quelques années, trouver un banquier prêt à investir dans le cannabis légal en France était encore mission presque impossible, la donne a changé et même les banques comprennent aujourd’hui l’intérêt financier qui existe en investissant dans la filière. Globalement, les banques restent donc parfois plus difficiles à convaincre que pour d’autres secteurs d’activité, mais il reste tout à fait possible d’obtenir un accord et donc de décrocher un prêt pour installer sa boutique ou sa franchise de vente de cannabidiol.

Privilégier une image et une communication soignées

Les vendeurs de CBD qui misent sur une imagerie vert, jaune et rouge de fumeur de joint cool et placent leur huile de CBD entre deux bangs et trois grinders ont toutes les chances de s’attirer l’ire des autorités. Il faut dire que, selon la MILDECA :

« Les publicités en faveur de produits contenant du CBD ne doivent pas entretenir de confusion entre le cannabis et le CBD et faire ainsi la promotion du cannabis. Cette pratique est susceptible de constituer l’infraction pénale de provocation à l’usage de stupéfiant. »

D’ailleurs, l’association cannabis et CBD n’est maline ni sur le plan légal ni sur le plan commercial puisque, bien loin des amateurs de cannabis récréatif, les consommateurs de CBD sont plutôt des citadins attirés par les produits naturels et la relaxation, dans une fourchette d’âge un peu plus haute que celle des consommateurs de marijuana, entre 25 et 45 ans.

Une boutique qui vend du CBD attractive pour le client et prospère est donc généralement l’exact opposé d’un coffee shop : avec une décoration sobre et lumineuse, préférant communiquer sur le bien-être et la détente.

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